Premiers tests en pelotons de voiture semi-autonomes en Belgique

Premiers tests en pelotons de voiture semi-autonomes en Belgique

Aon devient le 14 septembre 2016 la première société en Belgique à organiser un test de voiture semi-autonomes. 35 véhicules semi-autonomes ont effectué un trajet aller-retour de Diegem vers Bornem, soit une distance de plus de 80 km.

Aon devient le 14 septembre 2016 la première société en Belgique à organiser un test de voiture semi-autonomes. 35 véhicules semi-autonomes ont effectué un trajet aller-retour de Diegem vers Bornem, soit une distance de plus de 80 km. Ce projet est fait à l’initiative de Aon, entreprise de pointe en courtage d'assurances et gestion de risques. Les véhicules ont roulé en colonne, en groupe de 5. Deux membres du gouvernement ont participé à cet événement à savoir les ministres de la mobilité François Bellot (MR) et Ben Weyts (N-VA)

 

Les membres du gouvernement belge adhérent sur cette démarche d’Aon

Les plus grandes marques telles qu’Audi, BMW, Mazda, Volkswagen, Volvo, Tesla et Toyota ont pris part à cet événement. Les 35 voitures ont débuté leur périple à 11h00 au siège d’Aon à Diegem. Etant en contact permanent par talkies-walkies, elles se sont dirigées vers Bornem sur le ring de Bruxelles, de l’autoroute A12. La société propose des assurances spécifiques pour particuliers, professionnels et entreprises et a déjà conquis le Pays-Bas grâce à un test identique à celui réalisé sur les routes belges.

Aon veut sensibiliser le public du potentiel de ses voitures semi-autonomes par le biais de cette démonstration. Cette sensibilisation à été appuyée par le ministre flamand de la mobilité, Ben Weyts. En effet, celui-ci a affirmé que 90 % des accidents routiers proviennent des erreurs humaines. Le ministre a d’ailleurs ajouté que l’ordinateur est l’alternative idéale, car il respecte les règles, ne boit pas et n’est ni fatigué ni distrait. De plus, un automate réagit plus vite qu’un conducteur.

 

François Bellot exige un projet de loi pour autoriser les véhicules semi-autonomes

L’homme politique, ministre fédéral de la Mobilité et des Transports depuis le 17 avril 2016, au sein du gouvernement Michel va d’ici peu ériger un texte législatif incluant des décrets sur la sécurité maximale des automobilistes. Ce successeur de Jacqueline Galant a, en effet, pour projet de faire de la Belgique l’un des premiers pays du Vieux continent à autoriser les voitures automates.

Il a souligné qu’étant donné l’avancé technologique, le gouvernement doit mettre les mains à la pâte. Ainsi, les ingénieurs et automobilistes travailleront ensemble afin de stimuler de plus en plus la concrétisation de tests dans des circonstances réelles.

 

Un avenir prometteur pour les voitures automatiques ?

Au fil des années, la révolution du sans conducteur a le vent en poupe. Cependant, quelques véhicules sont tolérés à sillonner les rues avec un système semi ou autonome, dans des conditions draconiennes de contrôle et avec un chauffeur prêt à reprendre le volant.

Par ailleurs, le géant Google précise que les automobilistes peuvent parfois avoir une confiance aveugle en la technologie, et peuvent commettre des négligences. Or les conducteurs doivent rester vigilants, et pour cause ? Un véhicule semi-autonome ne peut circuler que sur autoroute. Par conséquent Google a entrepris des recherches pour que les voitures soient 100 % automatiques.

Pour finir, les constructeurs automobiles estiment que 2020, voire 2021, serait la bonne date pour enfin voir les voitures autonomes circuler. Toutefois, une question se pose : tous les gouvernements oseraient-ils autoriser ces voitures de demain ?