Routes saturées en Belgique : les causes et les solutions proposées

Routes saturées en Belgique : les causes et les solutions proposées

Une étude de l’OCDE ou Organisation de coopération et de développement économique a évalué le coût des bouchons pour l’État belge : 1 à 2 % du PIB national, soit 4 milliards d'euros. La Belgique est en effet l’un des pays de l’Europe qui dénombre le

Une étude de l’OCDE ou Organisation de coopération et de développement économique a évalué le coût des bouchons pour l’État belge : 1 à 2 % du PIB national, soit 4 milliards d'euros. La Belgique est en effet l’un des pays de l’Europe qui dénombre le plus fort débit de circulation sur son territoire, face à ce fléau lié à l’accroissement incessant des véhicules qui y sont utilisés, ses dirigeants sont à la recherche de solutions.

Pourquoi les routes en Belgique sont-elles saturées ?

Depuis 2007, le nombre de trafics est en constante augmentation en Belgique pour diverses raisons. La principale est l'accroissement du nombre d’automobiles dû à la recrudescence de la population et du taux d'équipement automobile. Le pays compte plus de 5 millions de voitures, 5,4 millions en 2013, 5,5 millions en 2014, soit environ 70 000 voitures par an. En outre, plus de 500 000 véhicules neufs ont été enregistrés en Belgique, de quoi accroître encore la saturation. De plus, d’après de récentes études, 77 % des véhicules roulant en Belgique sont des voitures, l’une des plus fortes proportions sur le continent.

Par ailleurs, le mauvais état des infrastructures contribue à la formation des embouteillages. Le pouvoir public belge reçoit des milliers de plaintes venant des automobilistes. Celles-ci se rapportent notamment aux trous se trouvant dans les chaussées, aux bétons fissurés et au soulèvement de l’asphalte. Enfin, le phénomène est dû aussi au manque d’information des Belges sur le trafic en temps réel. D’où la nécessité des technologies embarquées.

Conséquences de cette congestion du trafic routier

D’un point de vue économique, la congestion du trafic routier dans le pays pourrait entraîner une perte de compétitivité, une perte de productivité, car les travailleurs sont plus nombreux à arriver en retard sur leurs lieux de travail.

Sur le plan sociétal, la population est stressée, entraînant une augmentation des accidents, sans oublier que la diminution du pouvoir d’achat, le véhicule consommant plus qu’il n’en faut.

Enfin d’un point de vue environnemental, la saturation du trafic routier a un impact néfaste, car il pollue l’air et l’eau.

Solution à cette congestion de trafic routier

L’alternative pour remédier à ce problème est sans doute d’accroître le réseau routier. Ce processus permettrait de fluidifier durablement le trafic, de diminuer la consommation de carburant et de réduire la pollution. Cependant cette solution coûte cher à l’État. Donc il ne reste plus à celui-ci qu’à se tourner vers des campagnes de sensibilisation pour inciter les Belges à utiliser des moyens de transport alternatifs.

Les pouvoirs publics devraient par conséquent entreprendre quelques stratégies visant d’abord à prévenir les accidents de la route. Ensuite à instaurer des systèmes de transports intelligents (STI), à améliorer et promouvoir les transports en commun et le système de covoiturage. Et enfin, encourager l’utilisation des vélos en créant des pistes cyclables, des points d’attache, etc.

En attendant, la saturation du trafic en Belgique risque encore de s’aggraver. À l’État donc de trouver de solutions à la fois efficaces et rapides.