Voitures partagées : les Bruxellois s’y intéressent de plus en plus

Voitures partagées : les Bruxellois s’y intéressent de plus en plus

Célèbre dans toute l’Europe pour la cogestion de son trafic routier, la Belgique mise maintenant sur les voitures partagées. Le système en "free-floating" s’est installé à Bruxelles. En juin dernier, le pouvoir étatique a promulgué une loi accordant la présence 

Voitures partagées : les Bruxellois s’y intéressent de plus en plus

Célèbre dans toute l’Europe pour la cogestion de son trafic routier, la Belgique mise maintenant sur les voitures partagées. Le système en "free-floating" s’est installé à Bruxelles. En juin dernier, le pouvoir étatique a promulgué une loi accordant la présence des grands acteurs mondiaux du partage de véhicules dans le pays. Par conséquent la concurrence est de plus en plus rude entre de grands fournisseurs de services d’autopartage, notamment Drivenow de BMW et Sixt, l’allemand Car2Go, et le petit nouveau de Bruxelles, l’américain Zipcar qui est présent dans 16 communes de la capitale européenne.

L’autopartage a le vent en poupe en Belgique

D’après un sondage auprès de 400 automobilistes bruxellois, 20 % pensent sérieusement délaisser leur voiture avec l’apparition du « free floating ». L’un des facteurs expliquant ce succès de l’autopartage est sa grande visibilité et sa facilité d’usage. En effet, les services de partage automobile disposent de nombreuses stations dans divers quartiers de Bruxelles. Les clients auront donc toujours la garantie d’obtenir un véhicule. Ils peuvent géolocaliser et réserver une voiture via les applications de leur Smartphone.

L’autopartage est avantageux économiquement dans la mesure où le client n’a pas à payer de frais de garagistes ou de parking. Il s’agit, par ailleurs, d’un éco-geste. Des études ont en effet démontré qu’une voiture partagée permet de substituer de nos jours à neuf véhicules de particuliers.

Pascal Smet sensibilise sur un moyen intéressant de se déplacer autrement

Le ministre bruxellois de la Mobilité est un fervent défenseur du carsharing. Il a en effet déclaré que dans la capitale, un véhicule passe 96 pour cent de son temps en stationnement. D’où le manque d’espace disponible pour les piétons et les cyclistes. Pascal Smet a également souligné que les Bruxellois doivent avoir moins de véhicules pour mieux les utiliser. Enfin, dans son plan d’autopartage, le ministre souhaite aussi faire la promotion du carsharing électrique.

Zipcar cherche à conquérir la capitale

Avec 500 villes et plus d’un million de fidèles dans le monde, la société de location de voiture Zipcar a distribué ce mois de septembre 250 Peugeot 208 en « free-float ». En d’autres termes il est possible de louer un Peugeot en voirie et de la déposer où l’on veut. Nicholas Cole, le président de Zipcar International a d’ailleurs affirmé que le lancement du service dans la capitale belge souligne une avancée marquante dans l’histoire de l’entreprise.

Grâce à l’application mobile ZipCar, les utilisateurs pourront chercher une voiture en quelques clics. La société se charge des frais tels que le carburant et l’assurance. Enfin, les clients pourront déposer leurs voitures là où ils veulent dans la Zipcar Zone. Ceux qui sont dans le besoin peuvent trouver la voiture la plus proche d’eux grâce à la carte de cette application.

Question tarif, les clients paient à la minute entre 19 et 33 centimes. Un trajet de la collégiale Saints-Pierre-et-Guidon d’Anderlecht à l’Araucaria d’Uccle dure 13 minutes environ pour le prix de 2,47 euros et 4,29 euros maximum.